Saisons Culturelles Jazz Naturel Orthez

J'AI LAISSÉ LE PIANO DANS LA MAISON DE MOSTAGANEM

UN SPECTACLE DE JACQUELINE BELLIDO
THÉÂTRE ? CONCERT ? SANS DOUTE LES DEUX...

Pour réveiller les émotions contenues dans le ventre d’un piano laissé en Algérie lors de l’exode, une femme engage une pianiste et lui demande de s’identifier à Dédée, son amie d’enfance jamais retrouvée et jamais oubliée.

06 piano a mostaganem

Très loin de toute mise au point partisane, cette histoire d’amitié sacrifiée à la «  arche de l’histoire » mène des routes dramatiques de l’exode à celles glacées de l’exil, évoquant, par touches drôlatiques ou bouleversantes.

Les péripéties d’un épisode mal connu : l’installation en France, à l’été 62, d’un million de français, arrachés à une terre, l’Algérie, qu’ils croyaient la leur, et difficilement acceptés par une autre, la France, que jusque là ils croyaient à eux. La musique sert de pont entre toujours et jamais, le piano interpelle,répond, raconte, il parle.

UN THÈME UNIVERSEL

Au delà de l’exode des pieds-noirs, au delà de l’actualité récurrente sur nos écrans, le sentiment de perte et d’exil ne concerne-t-il pas chacun d’entre nous, qu’il soit exilé ou pas ? S’approcher du drame des pieds-noirs à l’été 62, ce n’est peut-être, finalement, qu’aller à la rencontre de soi-même.

Un spectacle envoûtant dont la douceur caresse comme le vent tiède du soir sur les champs d’orangers et dont l’ardeur gifle comme le souffle brûlant du sirocco sur les dunes du Sahara.

Comédienne : Jacqueline Bellido
Piano : Mélina Burlaud